Mis en place à la fin de l’été, le PCBE décernera pour l’année 2009-2010, 507 millions de dollars aux étudiants canadiens. La part du Québec s’établit à plus de 100 millions $ et elle devrait être normalement réinvestie dès cette année dans l’AFE. « Nous avons un excellent programme de prêts et bourses qui a fait depuis longtemps ses preuves. Les investissements de la FCBEM ont grandement aidé à réduire l’endettement étudiant et à aider les étudiants provenant des milieux les plus pauvres. L’entêtement du gouvernement fédéral sur ce dossier est incompréhensible », a poursuivi M. Grégoire.
Pour pouvoir se retirer avec pleine compensation du programme canadien, le gouvernement conservateur exige du Québec la preuve que les effets de son programme sont similaires à ceux du PCBE. Le Québec devra donc attendre plus d’un an avant de recevoir possiblement, si le gouvernement fédéral le veut bien, les sommes dévolues aux étudiants les plus pauvres. Alors que le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé chez les étudiants, les Conservateurs retiennent des sommes qui les aideraient directement. « Ces sommes viennent des taxes et des impôts des Québécois. Encore aujourd’hui, on doit quêter notre propre argent au fédéral », s’est exclamé M. Lefebvre Boucher.
Ce n’est pas sur un coup de tête que les Fédérations étudiantes décident d’interpeller le gouvernement conservateur. En effet, depuis le début de l’été, elles se sont butées aux fonctionnaires chargés de la mise en œuvre du programme. C’est plutôt un engagement politique clair qu’elles demandent au gouvernement. « Les Conservateurs vont-ils répondre à la demande des étudiants ? Le message qu’on nous envoie présentement c’est qu’ils n’ont pas à cœur les préoccupations des étudiants québécois », a indiqué Xavier Lefebvre Boucher.
Le 5 janvier 2010, le Québec n’aura plus accès aux sommes de la FCBEM. Afin de récupérer les sommes, la FECQ et la FEUQ entreprennent à partir d’aujourd’hui une vaste campagne d’information et d’actions. « Nous avons laissé la chance au gouvernement fédéral de démontrer sa bonne foi, mais la patience des étudiants a des limites. Pour les Fédérations étudiantes, le compte à rebours est commencé. Nous exigeons du gouvernement qu’il respecte le champ de compétence du Québec en éducation en redonnant pleinement et sans condition les sommes qui lui sont dues. Si le 5 janvier le gouvernement conservateur retient encore ces sommes, il sera à même de constater la grogne des étudiants du Québec ! », ont averti MM. Lefebvre Boucher et Grégoire.
